Présentation

J’ai commencé l’astronomie dans l’obscurité d’une salle de classe de 5éme au collège.

Antoine - T60 - 2015Mon professeur de science de l’époque, Mr Ségur, nous présentait des images du ciel profond en salle, puis à l’occasion d’une éclipse de lune, après avoir reçu l’autorisation de mes parents, j’ai pu observer au travers du télescope de Dobson de fabrication personnelle, ma première lune, et surtout comme beaucoup ma première Saturne. Le site n’était pas formidable, le centre ville d’Alés dans le Gard, les conditions de mémoire non plus, mais mes parents ont dues largement insister pour que je décroche enfin mon œil de « l’appareil ».

Je m’inscrit alors au club de la ville, Astro Antares, animé par Jean-Didier Warnesson. Les réunions sont des expéditions d’observations sur les hauteurs de la ville, dans un champ en direction d’Uzés et quand les conditions sont bonnes … le ciel noir des Cévennes.

Mes parents éprouvent des difficultés à laisser passer la nuit dehors à leurs fils de treize ans, mais au bout d’une année de club j’obtiens enfin le précieux … mon Newton 114/900 Celestron EQ 1 !

114/900 Celestron EQ 1

Ce télescope va accompagner mes six prochaines années d’astronome amateur, me faire découvrir l’observation lunaire, les affres de la mise en station et les joies de l’observation planétaire a « fort grossissement » (soit environ 200 x)  avec le suivi manuel, il va observer presque tout le catalogue Messier, des NGC parfois. Il m’accompagneras lors des nuits des étoiles, la première j’ai pointé Alcor et Mizar toute la soirée, il voyagera jusqu’à l’observatoire d’Aniane, puis vers l’éclipse de soleil en 1999 et enfin il gravira la plupart des sommets Cévenols. Il est toujours en ma possession et observe … parfois !

Celestron Nexstar 114/900

Apres plusieurs années de pose, je m’installe dans le Tarn pour le travail, et ma tante, me donne un télescope acheté pour mon oncle qui n’a soit disant n’a jamais fonctionné, « voit ce que tu peut en faire » … ce Celestron Nexstar 114/1000 à subis une cure de high tech ! Il est équipé d’une lentille dans son porte oculaire qui le rend beaucoup plus court et il est surtout GOTO !

Quelque séances dans mon jardin mon suffit à me redonner le gout de la découverte et de l’observation. Je le club Albiréo, que je fréquente encore aujourd’hui. Monsieur Yvon Rieugnié et son fils, Marc, m’enseignent alors les rudiments de l’informatique astronomique et m’initient à l’astrophotographie.

Après quelque recherches je découvre que ce « loisir » est devenue bien plus accessible qu’auparavant avec l’avènement des appareils photos numériques. Une belle occasion et j’achète donc un Canon EOS 10 d, je revend mon Nexstar et opte pour une monture équatoriale.

Je fait l’Skywatcher 80 ed - HEQ5acquisition de ce qui va être un deuxième tremplin pour moi, une monture équatoriale Skywatcher HEQ5 et une lunette 80 ed. Ce petit setup va définitivement me faire plonger dans la fascination de la découverte du cosmos. Couplé au Canon, il me fait « entrevoir » les détails les plus insoupçonnés des grandes nébuleuses, les galaxies les plus faibles dévoilent enfin leurs structures, les logiciels de traitement fleurissent sur mon ordinateur, Marc Rieugnié me balise le chemin du coté « Dark » de la force !

 

 

 

IMAG1144

 

La fiévre de la focale s’empare de moi, je passe naturellement et brièvement au 150/750 newton, puis au 200/800 et enfin dernièrement au 300/1500, les APN ne suffisent plus, la caméra CCD fait sont apparition au départ en utilisant celle de mon club d’astronomie l’APAM, puis récemment une SBIG ST2000 avec ces filtres.

Bien entendu ce matériel de plus en plus lourd et de moins en moins transportable pend place dans un cabanon que j’ai construit dans mon jardin. Les images de supernovæ envahissent mon ordinateur et mes pensées. Je publie alors mes premiéres images sur les sites de partages Pro/AM.

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